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L’Etat va investir 17 millions d’euros pour développer l’apprentissage en Europe

Le gouvernement investit 17 millions d’euros dans le projet Mon apprentissage en Europe (MONA) de l’association Euro App Mobilité. Ce programme, doté d’un budget total de 25 millions d’euros sur quatre ans (2022-2026), fédère une trentaine de centres de formation d’apprentis partenaires sur l’ensemble du territoire. L’objectif principal consiste à développer l’apprentissage en Europe en levant les obstacles financiers, académiques et juridiques qui freinent la mobilité longue des apprentis.

Erasmus + : Les apprentis y ont accès

Depuis 1995, le programme Erasmus + permet aux alternants de bénéficier d’une mobilité longue. Pourtant, ils sont peu nombreux à en profiter, comparé aux étudiants des grandes écoles ou de l’université.

En 2021, l’agence Erasmus + France a financé 40 000 étudiants de l’enseignement supérieur pendant plusieurs mois. Dans le même temps, seulement 18 510 apprentis sont partis en moyenne une quinzaine de jours.

Bien que le programme d’échanges européen Erasmus+ soit ouvert aux apprentis, il reste difficile pour eux d’y avoir accès. Ils font face à de nombreux freins académiques, juridiques et financiers. Contrairement aux étudiants, les apprentis ont un contrat de travail avec un employeur et sont soumis aux droits du travail qui divergent d’un État membre à l’autre. En France par exemple, le Code du travail limite la durée d’absence autorisée d’un apprenti, sauf si son contrat de travail est suspendu pendant cette période, une durée souvent trop faible pour bénéficier pleinement d’une expérience à l’étranger.

Partir quelques semaines seulement, c’est trop peu pour parler une autre langue, s’imprégner d’autres cultures et développer ses capacités d’adaptation et son indépendance.

Pour lever ces freins, le projet MONA prévoit de financer un poste de référent mobilité à temps plein dans chaque CFA partenaire. Cette mesure s’appuie sur la loi « Avenir professionnel » du 5 septembre 2018, qui impose déjà qu’un référent mobilité soit nommé dans chaque centre de formation.

Un budget de 17 millions d’euros pour développer l’apprentissage en Europe

C’est pour lever une grande partie de ces freins et développer l’apprentissage en Europe que le gouvernement investit 17 millions d’euros via le Plan France 2030. Ce montant s’inscrit dans un budget total de 25 millions d’euros sur quatre ans (2022-2026) pour le projet Mon apprentissage en Europe (MONA) porté par l’association Euro App Mobilité.

« Nous nous fixons un objectif de 10 000 apprentis en mobilité longue d’ici quatre ans »

déclare Olivier Dussopt, ministre du Travail, de l’emploi et de l’insertion.

Cet investissement permet de financer un poste de référent mobilité à temps plein dans chaque CFA partenaire du projet. L’Agence Erasmus+ souligne que le suivi personnalisé par les formateurs en CFA facilite significativement le départ des apprentis en mobilité. Cette expérimentation de quatre ans vise à intégrer durablement les mobilités européennes longues (supérieures à deux mois) dans les filières d’apprentissage, avec l’ambition de faire de la France un acteur majeur de la mobilité des apprentis en Europe.

Article actualisé le 05/05/2026

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