Nomination : Carole Grandjean, élue ministre déléguée chargée de l’Enseignement et de la Formation professionnelle

Depuis le lundi 4 juillet, la députée de Nancy, Carole Grandjean, a obtenu le poste de ministre déléguée chargée de l’enseignement et de la formation professionnelle au sein du nouveau gouvernement Borne. L’Élysée a annoncé la création de ce poste sous double tutelle. Elle sera aux côtés du ministre du travail et de l’éducation nationale.

Durant sa campagne présidentielle, Carole Grandjean avait mis en avant son souhait d’une réforme de l’enseignement professionnel par le biais de l’apprentissage. En matière d’éducation, celle-ci est en accord avec la volonté du président, qui est de placer la formation professionnelle au cœur de son second mandat.

Un symbole fort

Le président, Emmanuel Macron, avait évoqué lors de sa campagne présidentielle une volonté de mettre au premier plan l’éducation. Plus particulièrement, une nouvelle réforme des lycées professionnels. L’objectif principal serait de renforcer le lien entre les lycées professionnels et le marché du travail. Bien évidemment, en vue de rapprocher les taux d’insertion des jeunes qui suivent cette filière au même titre que les personnes qui passent par l’apprentissage. Pour y parvenir, le gouvernement veut agir sur trois axes : le contenu des formations (possibilité de mettre fin à celles qui ne débouchent pas sur de l’emploi), la revalorisation du statut des lycéens et des professeurs ainsi que l’amélioration de l’orientation grâce à InserJeunes.

Il y a « trop de jeunes qui sortent avec un diplôme, mais pas d’emploi », avait souligné Emmanuel Macron.

Au-delà des lycées professionnels, Carole Grandjean aura pour mission d’améliorer financièrement le système de la formation professionnelle.En effet, le succès de l’apprentissage et du compte personnel de formation (CPF), combinés avec la perte de recettes durant la crise sanitaire, ont réduit considérablement les finances de France compétences qui est l’organisme de régulation piloté par l’État.

Le contrat d’apprentissage en France

Le contrat d’apprentissage repose sur le principe de l’alternance qui se caractérise par un enseignement théorique en centre de formation d’apprentis (CFA) ou en organisme de formation et un enseignement du métier chez l’employeur avec lequel l’apprenti a conclu un contrat. Ce contrat est possible pour tous les jeunes âgés de 16 à 29 ans (sauf exception), qui veulent acquérir un diplôme d’État ou un titre professionnel.

“En 2021, les entreprises en France ont signé un total de 718.000 contrats d’apprentissage, un chiffre en hausse de 37% par rapport à 2020. Un chiffre qui s’explique d’abord par les décisions gouvernementales, et par les aides accordées pendant la crise sanitaire facilitant l’emploi des jeunes.” selon l’article Europe1.fr

En 2018, le gouvernement avait décidé de faciliter l’apprentissage et de libéraliser la création de centres de formation d’apprentis. Il est à noter que les entreprises tout comme les jeunes sont gagnants dans cette démarche.

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Alice Pfältzer

Alice Pfältzer

Spécialisée dans la rédaction, Alice est diplômée d'histoire et devient rédactrice web après avoir été journaliste et autrice notamment chez Mango édition.