Les principaux acteurs de l’apprentissage demandent une réévaluation des mesures d’économie

Le mardi 2 août, cinq organisations qui représentent les centres de formation ont écrit au chef de l’Etat. C’est une demande de réévaluation de la baisse des financements, qui avait été décidée au début de l’été.

Quelle est la raison ?

Les principaux acteurs de l’apprentissage ont souhaité s’adresser à l’Etat pour se faire entendre. Ils ont fait le choix d’écrire au président de la République, en faisant part de leur incompréhension et de leur étonnement. Ces réactions font suite à la décision prise sur la réduction budgétaire de la rentrée. Bien évidemment, ils ne souhaitent pas que le chef de l’Etat renonce à faire des économies, qu’ils considèrent comme indispensables. Ils recommandent de s’y prendre différemment, sur une plus longue durée, pour que les centres de formations d’apprentis (CFA) s’y préparent.

Cette sollicitation est liée à la décision du 30 juin, qui vise à réguler le financement de l’apprentissage. Ce choix entraîne une baisse moyenne d’environ 10 % du niveau de prise en charge, qui permet de financer l’accompagnement du titulaire d’un contrat d’apprentissage. Ce changement se fera en deux temps, avec une première diminution d’environ 5 % le 1er septembre, puis une autre à partir du 1er avril 2023, dont le montant pourrait être semblable. Cela devrait faire économiser entre 750 millions et 800 millions d’euros.

Cette demande part d’une bonne intention envers le secteur de l’apprentissage, qui a connu une très forte augmentation. En 2021, environ 730 000 contrats d’apprentissage ont été signés, contre 290 000 cinq ans auparavant. Une progression fulgurante, qui a débuté grâce à la loi de septembre 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », qui a libéralisé le système. Les primes exceptionnelles dont les employeurs bénéficient depuis 2020 lorsqu’ils embauchent des apprentis, ont d’autant plus fait accroître le nombre de contrat.

Partager sur facebook
Facebook
Partager sur twitter
Twitter
Partager sur linkedin
LinkedIn
Megane

Megane