Le Medef prône une simplification des embauches en apprentissage

Pierre Gattaz - Simplification des embauches d'apprentis pour les TPE-PME

Pierre Gattaz, le président du Medef, était au CESI (centre d’enseignement supérieur et de formation professionnelle) à Nanterre le vendredi 18 septembre, en compagnie du patronat de la métallurgie et de la CFDT, pour la signature d’un « manifeste » pour l’alternance et l’apprentissage dans l’enseignement supérieur.

 

La « complexité terrible » du code du travail, frein à l’embauche des TPE-PME

Cette rencontre, consacrée au « Manifeste » du CESI, a été l’occasion pour Pierre Gattaz de lancer un appel en faveur d’une simplification de l’embauche des apprentis dans les TPE-PME.

Il estime en effet que « trop d’entrepreneurs ne prennent pas d’apprentis parce qu’ils se retrouvent face à une complexité terrible ».

« Quand vous avez un problème de séparation avec un apprenti, vous passez aux prud’hommes. Il y a des méthodes très simples qui permettraient de prendre facilement des apprentis d’autant plus que, lorsque ça ne se passe pas très bien, l’apprenti n’est pas laissé à la rue, il continu son cycle et on peut lui retrouver une entreprise. Alors pourquoi mettre des bâtons dans les roues dès le début ? Il faut simplifier, on est trop compliqué », ajoute le patron des patrons.

 

400.000 emplois non pourvus en France

Pointé du doigt comme étant l’un des principaux responsable de cette situation : le code du travail, que le gouvernement veut réformer, et qui peut être selon le leader patronal « très anxiogène ».

Selon le Medef ce ne sont en effet pas moins de 400.000 emplois qui ne sont pas pourvus en France. Les 3 millions de TPE-PME que compte notre pays devraient par conséquent constituer « un gros gisement » d’embauches potentiels.

Pour Pierre Gattaz, la baisse du chômage doit avant tout passer par la restauration de la confiance et de la compétitivité des entreprises. Pour y parvenir, il insiste sur la nécessité d’une politique cohérente et claire, et a ainsi mis en garde le gouvernement contre toute « velléité d’écorner » le pacte de responsabilité.

Il poursuite en ajoutant « Nous sommes très engagés, avec une vingtaine de branches professionnelles, sur le pacte, notamment en terme d’apprentissage. Des filières se sont engagées à l’augmenter de 10%, voire 30% ».

 

Accompagner les chefs d’entreprises pour faciliter les embauches

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, était lui aussi présent au CESI ce vendredi. Il a répondu au leader du patronat « Il faut arrêter de diffuser l’idée que c’est compliqué d’embaucher un jeune en apprentissage ».

« C’est parfois perçu comme compliqué, mais il y a un rôle d’accompagnement des chefs d’entreprise pour dédramatiser les éventuelles difficultés», par le biais notamment des organismes d’alternance ».

Retrouvez l’intégralité des débats sur le site du CESI.

Crédit photo : Claude TRUONG-NGOC / Wikimedia Commons – cc-by-sa-3.0