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Recruter un apprenti en entreprise : le guide pour organiser sa recherche

Responsable RH préparant de façon structurée le recrutement d’un apprenti dans une PME

En 2024, 879 000 nouveaux contrats d’apprentissage ont été signés en France, portant à plus d’un million le nombre d’apprentis en cours de contrat fin 2024. Pour un responsable RH ou un dirigeant de PME, cette dynamique ne simplifie pas pour autant la démarche : trouver le bon profil, respecter le cadre réglementaire et préparer une intégration solide demandent une organisation méthodique. Ce guide détaille chaque étape, du cadrage du besoin jusqu’au dépôt de l’offre, avec des points de vérification concrets à chaque stade.

En résumé

  • Formalisez le besoin par écrit avant toute diffusion : diplôme ou titre RNCP visé, rythme d’alternance, date de démarrage et maître d’apprentissage désigné sont des prérequis, pas des détails à régler après.
  • Vérifiez les cinq conditions réglementaires contrôlées à l’enregistrement du contrat, notamment l’éligibilité de la formation, l’âge de l’apprenti et la rémunération applicable, pour éviter de publier une offre incompatible.
  • Contactez les CFA ciblés avant toute publication en ligne : leur service relations entreprises peut orienter des candidats déjà inscrits vers votre offre.
  • Appliquez une grille de tri identique à chaque candidature, en séparant clairement les prérequis non négociables des atouts appréciés.
  • Préparez l’accueil avant la signature du contrat : un planning des premières semaines et un suivi structuré avec le CFA réduisent les risques de rupture précoce.

Cadrer le besoin de recrutement avant de chercher un apprenti

Préparation d’une fiche de besoin pour recruter un apprenti

Avant de publier une offre, il est utile de poser par écrit ce que vous attendez réellement de ce recrutement. Le contrat d’apprentissage est un contrat de travail particulier dont l’objectif est de permettre à l’apprenti de suivre une formation générale, théorique et pratique, en vue d’acquérir un diplôme d’État ou un titre à finalité professionnelle inscrit au RNCP. Ce cadre impose de définir le poste et la formation ensemble, pas séparément.

Une fiche de besoin courte suffit pour structurer cette réflexion. Elle doit couvrir cinq points :

  • La mission formatrice : quelles tâches l’apprenti réalisera-t-il au quotidien, et quelles compétences ces tâches lui permettront-elles de développer ? Une mission trop générique comme « soutien administratif » rend le recrutement flou et attire des profils inadaptés. Exemple : un commerce de détail qui cherche un apprenti en BTS Management Commercial Opérationnel peut préciser qu’il confiera la gestion des réseaux sociaux, le suivi des stocks et l’animation de rayons.
  • Le diplôme ou titre RNCP visé : précisez le niveau (Bac, Bac+2, Bac+3…) et l’intitulé exact de la formation. Cela conditionne le choix du CFA et le profil des candidats à cibler.
  • Le rythme d’alternance et la date de démarrage : le rythme varie selon les formations (3 jours en entreprise / 2 jours en CFA, ou une semaine sur deux, par exemple). Fixez une date de démarrage réaliste en tenant compte des calendriers d’entrée en formation des CFA, souvent concentrés entre septembre et novembre.
  • Les conditions de travail : lieu de travail, déplacements éventuels, équipements nécessaires, horaires. Ces éléments influencent la candidature et doivent figurer dans l’offre.
  • Le maître d’apprentissage : désignez dès cette étape la personne qui encadrera l’apprenti en interne. Selon le ministère du Travail, le maître d’apprentissage a pour mission de transmettre son savoir à l’apprenti et de l’aider à acquérir les compétences nécessaires à l’obtention du titre ou du diplôme préparé. Ce rôle demande une disponibilité réelle : vérifiez que la personne identifiée peut l’assumer au quotidien.

Cette fiche n’a pas besoin d’être longue. Une page suffit. Elle vous servira de base pour rédiger l’offre et pour dialoguer avec le CFA que vous contacterez ensuite.

Vérifier les points réglementaires avant de rédiger l’offre

Avant de diffuser une offre, quelques vérifications s’imposent : un contrat d’apprentissage non conforme peut être refusé à l’enregistrement. Les services compétents contrôlent systématiquement cinq conditions à réception du contrat : la formation est-elle éligible à l’apprentissage, l’âge de l’apprenti est-il conforme, la rémunération respecte-t-elle les barèmes légaux, les habilitations nécessaires à la certification sont-elles en place, et l’organisme de formation est-il bien certifié.

Vérifier ces points en amont évite de publier une offre incompatible avec le cadre réglementaire.

  • Formation éligible : la formation visée doit préparer à un diplôme d’État ou un titre RNCP enregistré. Vérifiez l’intitulé exact auprès du CFA avant toute diffusion.
  • Âge de l’apprenti : le cadre général fixe une limite d’âge à 29 ans révolus à la date de signature du contrat, avec des dérogations possibles (travailleur handicapé, projet de création d’entreprise, etc.).
  • Rémunération applicable : le salaire est calculé en pourcentage du SMIC selon l’âge et l’année du contrat. Anticipez la grille dès la fiche de besoin pour éviter toute surprise budgétaire.
  • Habilitations : certaines certifications exigent que le CFA dispose d’une habilitation spécifique pour préparer à l’examen. À confirmer directement avec l’établissement.

Sur le plan contractuel, le contrat d’apprentissage doit être écrit, en trois exemplaires originaux, signés par l’employeur, l’apprenti et son représentant légal s’il est mineur. Il doit mentionner la date de début, la durée, le nom du maître d’apprentissage et le montant du salaire. Réunir ces informations avant de rédiger l’offre permet d’aligner dès le départ ce que vous proposez avec ce que le contrat devra formaliser.

Exemple : un employeur qui prévoit de recruter un apprenti en BTS Comptabilité-Gestion doit vérifier que le CFA partenaire est habilité pour ce diplôme, calculer la rémunération minimale selon l’âge prévu du candidat, et s’assurer que la date de début envisagée correspond à une rentrée CFA effective, avant même de rédiger l’intitulé du poste.

Rédiger une offre d’apprentissage claire et exploitable

La fiche de besoin construite à l’étape précédente contient déjà l’essentiel. L’objectif ici est de la transformer en une offre lisible par trois publics distincts : les candidats qui évaluent si le poste leur correspond, les CFA qui cherchent des entreprises partenaires pour leurs étudiants, et les plateformes de dépôt qui imposent des champs obligatoires. Une offre incomplète ou floue ralentit la mise en relation à chaque niveau.

Les informations vraiment utiles à faire apparaître

Partez du diplôme ou titre RNCP visé et de l’intitulé exact du poste. Ces deux éléments permettent au candidat de vérifier immédiatement si sa formation correspond, et au CFA de positionner l’offre auprès des bons profils. Indiquez ensuite :

  • Les missions progressives : décrivez ce que l’apprenti fera concrètement, en distinguant les tâches du premier mois de celles qu’il prendra en charge après montée en compétences. Évitez les formulations comme « participer à diverses missions » ou « contribuer aux projets de l’équipe » : elles n’aident ni le candidat ni le CFA à évaluer la pertinence du poste.
  • Le rythme d’alternance et la date de démarrage : précisez le rythme prévu et la date d’entrée envisagée. Ces deux informations conditionnent la compatibilité avec le calendrier du CFA et la disponibilité du candidat.
  • Les conditions de travail : lieu d’exercice, déplacements éventuels, horaires, équipements fournis. Un candidat qui découvre ces éléments après entretien est un candidat qui peut se désister.
  • La rémunération applicable : indiquez le niveau de rémunération prévu, calculé selon l’âge et l’année du contrat. Cette information est attendue par les plateformes et rassure les candidats sur le sérieux de l’offre.

Exemple : pour un poste d’apprenti chargé de communication dans une PME industrielle préparant un BUT Métiers du Multimédia et de l’Internet, l’offre pourrait préciser : « Missions : création de contenus pour les réseaux sociaux (mois 1 à 3), puis pilotage de la refonte du site vitrine (mois 4 à 12). Rythme : 3j entreprise / 2j CFA. Démarrage : septembre. Lieu : Lyon, sans déplacement. »

Anticiper les mentions du contrat dès la rédaction de l’offre

Certains champs de l’offre ne sont pas seulement utiles pour attirer des candidats : ils préfigurent des mentions qui devront figurer dans le contrat d’apprentissage lui-même. Selon le service public, le contrat doit comporter des mentions obligatoires, notamment la date de début de l’apprentissage, la durée, le nom du maître d’apprentissage et le montant du salaire. Renseigner ces éléments avec précision dans l’offre est essentiel pour le maître d’apprentissage et évite des allers-retours au moment de la signature.

Ce qu’il vaut mieux éviter

  • Les critères de personnalité non définis (« dynamique », « motivé », « curieux ») sans lien avec une compétence ou une situation concrète.
  • L’exigence d’une expérience préalable : un apprenti est, par définition, en cours de formation.
  • Une description du poste centrée sur les besoins de l’entreprise plutôt que sur ce que l’apprenti va apprendre et développer.

Une offre bien construite à ce stade réduit les candidatures hors cible et facilite le dialogue avec le CFA partenaire lors des étapes suivantes.

Choisir les canaux de diffusion et caler le calendrier de recrutement

Une offre bien rédigée ne produit des résultats que si elle atteint les bons interlocuteurs au bon moment. Deux leviers sont à actionner en parallèle : le choix des canaux et le calage du calendrier.

Prioriser les CFA ciblés en premier

Avant toute publication sur une plateforme, contactez directement les CFA qui dispensent la formation visée. Leur service relations entreprises dispose souvent d’un vivier de candidats déjà inscrits ou en recherche d’employeur. Transmettez votre offre par e-mail avec le diplôme ou titre RNCP exact, le rythme d’alternance et la date de démarrage : ces trois éléments permettent au conseiller de cibler immédiatement les profils compatibles.

Si vous recrutez pour un BTS Gestion de la PME, par exemple, contacter deux ou trois CFA de votre bassin d’emploi avant d’ouvrir la diffusion en ligne réduit les allers-retours et améliore la pertinence des candidatures reçues.

Compléter avec des plateformes spécialisées

En parallèle du contact CFA, déposez l’offre sur des plateformes dédiées à l’alternance. Parmi les options publiques, La bonne alternance permet un dépôt gratuit et une visibilité auprès des candidats en recherche active. Des plateformes spécialisées privées existent également et peuvent élargir la diffusion selon le niveau de formation et le secteur.

Adaptez le message selon le canal : un e-mail à un CFA peut être plus détaillé et technique, une annonce en ligne doit être plus lisible et centrée sur les missions concrètes dès les premières lignes.

Caler un calendrier réaliste

Le contrat d’apprentissage peut être signé jusqu’à trois mois avant ou après le début de la formation, ce qui ouvre une fenêtre de recrutement allant généralement de juin à novembre pour une rentrée de septembre. Selon la CCI Paris Ile-de-France, avril est le bon moment pour lancer la recherche si vous visez une intégration à la rentrée suivante.

Un repère simple pour organiser les étapes :

  • Avril-mai : contact des CFA ciblés, dépôt de l’offre sur les plateformes.
  • Mai-juin : réception et tri des candidatures, premiers entretiens.
  • Juillet : décision et confirmation avec le CFA retenu.
  • Août-septembre : préparation de l’accueil, signature du contrat.

Ce repère est indicatif : certaines formations ont des rentrées décalées (janvier, mars), et les délais varient selon le niveau et le secteur. Vérifiez le calendrier précis auprès du CFA concerné.

Suivre les retours et relancer si nécessaire

Notez la date de dépôt sur chaque canal et prévoyez une relance auprès des CFA contactés sous deux à trois semaines si vous n’avez pas eu de retour. Sur les plateformes, vérifiez régulièrement les candidatures reçues pour ne pas laisser des profils sans réponse : un délai de traitement trop long peut décourager des candidats qui postulent souvent à plusieurs offres simultanément.

Trier les candidatures avec des critères objectifs et préparer l’entretien

Une fois les candidatures reçues, la cohérence du tri dépend de la méthode appliquée avant de lire la première lettre de motivation. Sans grille définie en amont, les décisions reposent sur des impressions difficiles à comparer et à justifier.

Séparer les prérequis des atouts

Commencez par distinguer deux catégories dans votre fiche de besoin :

  • Prérequis non négociables : être inscrit ou admissible dans la formation visée (diplôme ou titre RNCP exact), disponible à la date de démarrage, compatible avec le rythme d’alternance prévu.
  • Atouts appréciés : une expérience associative ou un stage court dans le secteur, la maîtrise d’un outil spécifique, une mobilité géographique si le poste l’exige.

Cette séparation évite d’éliminer un profil solide pour une raison secondaire, ou d’en retenir un qui ne remplit pas une condition de base.

Exemple : pour un apprenti en BTS Négociation et Digitalisation de la Relation Client, le prérequis est l’inscription dans cette formation ; la maîtrise d’un CRM est un atout, pas une condition d’entrée.

Construire une grille de tri simple

Appliquez les mêmes critères à chaque candidature, dans le même ordre. Une grille à quatre ou cinq lignes suffit :

  • Formation visée correspondante (oui / non)
  • Disponibilité à la date de démarrage (oui / non / à confirmer)
  • Compatibilité avec le rythme d’alternance (oui / non)
  • Qualité de la lettre ou du message de motivation (1 à 3)
  • Atouts complémentaires identifiés (liste libre)

Cette grille ne remplace pas le jugement, mais elle rend les décisions comparables et documentées, ce qui est utile si plusieurs personnes participent au tri.

Préparer la grille d’entretien

L’entretien doit évaluer deux dimensions que le dossier ne révèle pas : la motivation réelle pour le poste et la capacité à s’adapter au rythme de l’alternance.

Quelques questions à poser à tous les candidats dans le même ordre :

  • Pourquoi ce poste dans ce secteur, et pas une autre entreprise ou une autre formation ?
  • Comment envisagez-vous l’organisation entre les semaines en entreprise et les semaines au CFA ?
  • Quelle compétence souhaitez-vous développer en priorité pendant ce contrat ?
  • Avez-vous des contraintes de déplacement ou d’horaires à signaler ?

Évitez les questions portant sur la situation familiale, l’origine, les convictions ou tout autre critère sans lien avec les exigences du poste : ces éléments sont sans rapport avec la capacité à exercer les missions et exposent à un risque de discrimination.

Documenter les décisions

Notez brièvement, pour chaque candidat reçu en entretien, les points forts retenus et les réserves éventuelles, en lien direct avec les critères définis. Cette trace écrite est utile si une décision est contestée, et elle facilite le retour aux candidats non retenus. Si plusieurs personnes participent aux entretiens, alignez-vous sur la grille avant le premier rendez-vous pour que les appréciations restent comparables.

Préparer l’accueil de l’apprenti et valider le dépôt de l’offre

Préparation de l’accueil d’un apprenti et vérification finale avant dépôt de l’offre

Avant de publier l’offre, deux questions méritent une réponse claire : l’entreprise est-elle prête à accueillir l’apprenti dans de bonnes conditions, et le dossier est-il complet ? Cette étape couvre l’organisation de l’intégration, le lien à établir avec le CFA, et le contrôle final avant dépôt.

Organiser l’intégration dès la signature

L’accueil d’un apprenti ne commence pas le premier jour de travail : il se prépare avant la signature du contrat. Selon le guide pratique du ministère du Travail, le maître d’apprentissage a pour mission de transmettre son savoir à l’apprenti et de l’aider à acquérir les compétences nécessaires à l’obtention du diplôme ou du titre préparé. Ce rôle suppose une disponibilité réelle, pas seulement nominale.

Concrètement, cela implique de préparer avant l’arrivée :

  • un poste de travail opérationnel (accès outils, messagerie, équipements) ;
  • un planning des premières semaines, avec des missions progressives et des points réguliers avec le maître d’apprentissage ;
  • une présentation de l’équipe et des interlocuteurs clés.

Exemple : une PME de services qui accueille un apprenti en BTS Gestion de la PME peut prévoir une semaine de découverte des processus internes avant de confier les premières tâches autonomes. Ce cadrage évite la désorientation des premiers jours, souvent citée parmi les causes de rupture précoce.

Planifier le suivi avec le CFA

Le CFA reste un interlocuteur actif pendant toute la durée du contrat, pas seulement au moment de l’inscription. Prendre contact dès la signature pour connaître le référent pédagogique, les dates de bilans intermédiaires et les modalités de suivi permet d’anticiper les échanges plutôt que de les subir.

Des travaux menés pour la DREETS Nouvelle-Aquitaine soulignent que mieux comprendre le parcours d’un apprenti aide à identifier les actions à conduire pour éviter les ruptures de contrat. Un suivi structuré avec le CFA fait partie de ces actions : il permet de détecter tôt un décalage entre les attentes de l’entreprise et la progression de l’apprenti.

Un retour d’expérience de maître d’apprentissage résume bien l’état d’esprit attendu : « L’apprenti est un salarié à part entière, mais son passage est avant tout un parcours de formation. On a appris notre rôle de maître d’apprentissage avec l’accompagnement du CFA, mais aussi sur le tas. Il faut rester ouvert, savoir écouter. » (source : paysan-breton.fr)

Checklist finale avant dépôt de l’offre

Avant de publier, vérifiez que chaque point suivant est traité :

  • Le diplôme ou titre RNCP visé est indiqué avec son intitulé exact.
  • Le rythme d’alternance et la date de démarrage sont compatibles avec le calendrier du CFA.
  • La rémunération applicable est renseignée (pourcentage du SMIC selon âge et année de contrat).
  • Le maître d’apprentissage est désigné et disponible.
  • Les conditions de travail (lieu, horaires, équipements) sont décrites clairement.
  • Les missions sont progressives et reliées aux compétences du diplôme visé.
  • Aucun critère discriminatoire ne figure dans l’offre ni dans la grille d’entretien.

Si tous ces points sont couverts, l’offre peut être déposée sur les plateformes retenues et transmise aux CFA ciblés. Si l’un d’eux reste incomplet, mieux vaut le traiter avant la publication pour éviter des allers-retours après réception des premières candidatures.

FAQ

Le recrutement d’un apprenti est-il devenu plus courant dans les petites entreprises ?

Oui. Selon France compétences, le nombre d’entreprises recrutant des apprentis a augmenté de 38 % entre 2020 et 2024, notamment dans les structures de petite taille. Ce mouvement concerne aussi les profils du supérieur : la DARES recense 212 300 employeurs ayant recruté un apprenti de niveau Bac+2 ou plus en 2024, contre bien moins en 2018. Un cadrage précis du besoin reste indispensable pour tirer parti de ce vivier élargi.

Peut-on recruter un apprenti en dehors de la fenêtre septembre-novembre ?

Oui, des rentrées décalées existent en janvier et en mars selon les formations et les CFA. La règle générale est que le contrat peut être signé jusqu’à trois mois avant ou après le début de la formation. Il est donc possible de recruter en dehors de la rentrée classique, à condition de vérifier le calendrier précis du CFA concerné avant de fixer une date de démarrage dans l’offre.

Quelle différence entre un prérequis et un atout dans la sélection d’un apprenti ?

Un prérequis est une condition non négociable : être inscrit ou admissible dans la formation visée, disponible à la date de démarrage, compatible avec le rythme d’alternance. Un atout est un élément apprécié mais non éliminatoire, comme la maîtrise d’un outil ou une expérience associative. Confondre les deux conduit soit à éliminer un bon profil pour une raison secondaire, soit à retenir un candidat qui ne remplit pas une condition de base.

Pourquoi préciser les missions de façon progressive dans l’offre plutôt qu’une liste générique ?

Une description progressive, qui distingue les tâches du premier mois de celles prises en charge après montée en compétences, aide le candidat à évaluer si le poste correspond à son niveau, et le CFA à positionner l’offre auprès des bons profils. Une formulation générique comme « participer à diverses missions » ne permet ni l’un ni l’autre, et génère des candidatures hors cible.

Entre 2021 et 2024, le nombre de contrats d’apprentissage dans le secteur privé a progressé de 25 %, passant de 719 000 à 896 000 nouveaux contrats. Ce contexte favorable ne dispense pas d’une préparation rigoureuse : une offre bien cadrée, un dossier réglementaire vérifié et un accueil organisé restent les conditions d’un recrutement qui tient dans la durée.

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