Apprentissage en France : les chiffres clés

Apprentissage en France

672 diplômes accessibles, du CAP au BAC+5
79% des apprentis en emploi à l’issue de leur formation
Plus de 500 métiers accessibles
Plus de 1000
Centres de Formation des Apprentis
Près de 440 000 contrats signés en 2013

 

L’apprentissage en France : une explosion de 1970 aux années 2000

L’apprentissage est une solution qui permet à un jeune entre 16 et 25 ans révolus de combiner des périodes de travail en entreprise et des périodes d’études en Centre de Formation, afin d’acquérir des compétences et de l’expérience professionnelle tout en préparant un diplôme.
La formation en apprentissage a un effet favorable sur l’insertion professionnelle des jeunes : en les formant à un métier avec de l’expérience pratique, elle les rend attractifs sur la marché du travail et leur offre un accès rapide à l’emploi.
Originellement créé dans les années 1920 en France, c’est une loi de 1971 qui définit un cadre juridique précis à l’apprentissage et lui donne sa forme actuelle : le Contrat d’Apprentissage.

Si l’on comptait près de 160.000 contrats d’apprentissage en France dans les années 1970, ce nombre s’élève aujourd’hui à plus de 400.000.

Sur la période 1973-1993, ce sont près de 120.000 nouveaux contrats qui ont été signés chaque année. En 1987, la loi Séguin définit l’apprentissage comme une véritable filière de formation professionnelle initiale, grâce à laquelle les jeunes peuvent obtenir un diplôme supérieur au CAP, et accéder, grâce à plusieurs contrats, à tous les niveaux de qualification professionnelle.
Cette amélioration de l’image du contrat d’apprentissage entraine une hausse conséquente des signatures de contrats à partir des années 1990.
Parallèlement, de nombreuses lois et réformes sont adoptées pour encore améliorer et rendre attractif le statut d’ « Apprenti ». Ainsi, entre 2003 et 2007, ce sont près de 280.000 nouveaux contrat qui sont signés chaque année, contre 240.000 chaque année durant la décennie précédente.
En conséquence, le nombre d’apprentis a doublé sur l’espace de 15 ans. En 2006, on compte alors 408.000 apprentis en France.

 

Les évolutions structurelles de l’apprentissage

L’augmentation du nombre de signatures de contrats d’apprentissage est liée à deux évolutions structurelles parallèles :

  • L’Apprentissage se diffuse progressivement vers le haut niveau et les services. En effet, de plus en plus de diplômes sont accessibles en choisissant la formation en apprentissage. Par conséquent, le CAP représente aujourd’hui moins de la moitié des diplômes visés par les apprentis. Parallèlement, les métiers de services et les diplômes liés sont de plus en plus sélectionnés par les jeunes.
  • On assiste à une diversification des publics et des parcours. L’apprentissage permet d’accéder à une grande variété de diplômes (voir la section « Diplômes »), dont un grand nombre permettant d’exercer un métier du secteur des services. On compte d’ailleurs de plus en plus de filles choisissant l’apprentissage comme voie d’accès à l’emploi.

L'apprentissage en France - Evolution

La formation en apprentissage : une santé liée à celle de l’économie

Le nombre de contrats d’apprentissage signés n’a cessé d’augmenter dans les années 1990 et 2000, et n’a jamais été aussi élevé.

Toutefois, depuis 2011, la tendance s’est orientée à la baisse. La crise économique qui frappe tous les secteurs de l’économie rend les PME et TPE plus réticentes à embaucher des jeunes en apprentissage car celles-ci ne voient pas de signes d’une reprise économique, et ne peuvent donc pas assumer un coût supplémentaire.
En effet, les 2/3 des apprentis sont embauchés par des entreprises de 10 salariés maximum, qui embauchent quand l’économie fonctionne et que la conjoncture le permet.
Ainsi, selon les statistiques publiées par le ministère du Travail, les entreprises françaises n’ont signé que 44.719 contrats d’apprentissage au premier semestre de 2013, contre 58.136 sur la même période en 2012 et 62.700 au premier semestre 2011. Sur l’année 2013 les entrées en apprentissage ont ainsi diminuées de 8 %. Cette tendance à la baisse s’est confirmée en 2014 avec un nouveau recul de 3% sur l’année.

 

Le soutien de François Hollande et du gouvernement à l’apprentissage

François Hollande et le gouvernement mené par Manuel Valls (et avant lui par Jean-Marc Ayrault) tentent de relancer l’activité économique française, notamment en redonnant un second souffle au contrat d’apprentissage, formation qualifiante et voie royale à l’emploi.

L’objectif d’atteindre les 500.000 contrats d’apprentissage en 2017, contre environ 400.000 en 2014, a ainsi été confirmé à plusieurs reprises.

Pour y parvenir un certain nombre de mesures ont été mises en place. Par exemple, depuis le 1er juillet 2015, la prise en charge pendant un ans par l’État du salaire et des charges sociales des apprentis mineurs embauchés par des entreprises de moins de 11 salariés, ou la modification de la durée et du mode de calcul de la période d’essai des apprentis. A cela s’ajoute des mesures annoncées mais pas encore appliquées, tel que l’augmentation du temps de travail des apprentis mineurs.

Sources :
– « L’apprentissage, entre formation et insertion professionnelles », Dominique Abriac, Roland Rathelot, Ruby Sanchez
– Crédit photo : CC www.audio-luci-store.it – Flickr